Circuit de l'eau dans un ballon









Un chauffage sans stockage
Le système couple un échangeur à plaques avec un ballon de stockage de faible capacité. La production d’eau chaude est instantanée ou semi-instantanée, et sa distribution est directe. La recirculation sur l'échangeur de l'eau stockée évite sa stratification. Le tout en fait, selon certains experts, le système de lutte le plus sûr contre les légionelles.

La prolifération possible
La prolifération des legionelles peut néanmoins survenir dans 3 cas :
Si la température de l’eau n’est pas maintenue à un niveau supérieur à 50°C en tous points du réseau,
Si la circulation de l’eau n’est pas permanente, qu’elle stagne dans des bras morts ou que les soutirages sont rares,
Et si les points de puisage sont mal entretenus, entartrés en particulier.
La contamination de l’eau froide alimentant l’échangeur expose aussi le réseau. Sachant que la température d’un échangeur à plaques s’élève difficilement, et que le seul passage de l’eau ne peut éradiquer la contamination du circuit de distribution.





Des modèles variés
Le système est constitué d’un ballon électrique et d’un stockage, couramment appelé chauffe-eau. On distingue deux types de chauffe-eau :
De type français, avec résistance électrique et thermostat situés dans le bas du ballon près de l'arrivée d'eau froide, et sortie d'eau chaude en haut du ballon.
De type canadien, au volume plus important, à fond convexe créant des angles morts près de l'arrivée d'eau froide, et deux résistances latérales pouvant laisser subsister des zones mal chauffées.
Le ballon peut être vertical ou horizontal.

Des risques multiples
La forme de la cuve, son volume et son revêtement intérieur, les cycles et la température maximale de chauffe, et l’âge du ballon sont autant de facteurs susceptibles de favoriser le développement des legionelles.

Forme. Les ballons horizontaux semblent plus colonisés que les verticaux d’après une étude prospective réalisée dans 15 hôpitaux américains. À cela, deux raisons : la difficulté à vidanger complètement le ballon horizontal et à éliminer totalement les boues et la contamination bactérienne; et l'existence de zones peu ou mal chauffées dans la version horizontale.

Type. Les ballons de type canadien, très utilisés en Amérique du Nord, avec leurs angles morts et leurs zones mal chauffées sont plus propices au développement des legionelles.

Âge. Les ballons de plus de 5 ans sont plus souvent contaminés, car plus sujets aux dépôts de tartre et de sédiments.

Au-delà du ballon. Des investigations menées en Région Parisienne en 1983 montraient une fréquence de colonisation par Legionella pneumophila d’au moins 75 % des réseaux d’eau chaude collectifs d’immeubles du tertiaire ou de bâtiments recevant du public. Les réseaux “positifs” présentaient des conceptions complexes et des circuits très étendus avec des zones de moindre circulation de l’eau et des températures inférieures à 50°C.