Agir au plus tôt
Vu la gravité potentielle de l’infection, le diagnostic de légionellose doit intervenir au plus vite. Il permet d’administrer le traitement antibiotique adapté, voire d’éradiquer la source de contamination lors de cas groupés.
Guide d’investigation de cas de légionellose (BEH N° 20-22/1997)

En présence d’une pneumonie
On doit penser à la maladie des légionnaires dans les cas suivants :
Absence d’amélioration sous traitement antibiotique de type béta-lactamine
Patient à risque et/ou hospitalisé
Situation épidémique
Retour de voyage (hôtel, camping…) ou de cure thermale
Exposition lors de travaux sur le réseau d’eau chaude sanitaire.

Définir une légionellose
Partant des signes cliniques et/ou radiologiques de pneumonie :
Le cas est confirmé s’ils sont associés à au moins l’un des critères suivants :
Présence d’antigènes urinaires solubles
Isolement de
Legionella sp. dans un prélèvement clinique
Augmentation du titre d’anticorps (x 4) avec un 2e titre minimum de 1/128
Immunofluorescence directe positive.
Le cas est probable s’ils sont associés à un titre unique ou répété d’anticorps sériques supérieur ou égal à 1/256.



Evaluation des méthodes du diagnostic biologique des légionelloses

 
Délai de réponse
Sensibilité %
Spécificité %
Valeur prédictive positive %
Valeur prédictive négative %
  Culture
3 à 10 jours
62
100
0
0
  Immunofluores-
  - cence directe
< 4h
25
65
0
0
  Antigènes urinaires
< 1h
56-80*
99
86
95
  Augmentation du
  titre des anticorps
3 à 10 semaines
75
95-99
0
0
  Titre unique élevé   précoce
0
10
94
15
91
  Titre unique élevé
  tardif
0
65
94
54
96

Technique développée vis-à-vis de
L. pneumophila sérogroupe 1 uniquement.
* 80 % si on ne considère que
L. pneumophila sérogroupe 1.