EN SAVOIR PLUS :
Guide d'investigation d'un ou plusieurs cas
de légionellose (BEH n°20-22 / 1997)









Déclaration obligatoire
Depuis 1987, la déclaration de cas de légionellose est obligatoire auprès de la DDASS du lieu de diagnostic. Chaque cas fait l’objet d’une double déclaration : du médecin et du biologiste (décret du 3 mai 1999).
La fiche (disponible à la DDASS) est complétée sur témoignage du malade et recense les lieux qu’il a fréquentés dans les 2 à 10 jours précédant l’apparition des signes cliniques (domicile, travail, périmètre géographique, hôtel, établissement hospitalier ou thermal…).
Dès qu’un même lieu apparaît sur deux fiches à moins de 6 mois d’intervalle, la DDASS alerte sur la possibilité de cas groupés, ou de cas liés si l’intervalle est supérieur à 6 mois.

Une banque de référence
Le Centre National de Référence des
Legionella, situé à Lyon, reçoit des prélèvements (souche, sérum, urine) accompagnés d'informations cliniques et environnementales, et les réunit dans une collection bactérienne et une sérothèque. Il fournit des antigènes de référence pour les analyses et compare les souches en cas d’épidémie.

Spécial infections nosocomiales
Les Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) assurent la surveillance et la prévention de ces affections dans les établissements de santé. Le diagnostic de légionellose nosocomiale est lié à la durée d’hospitalisation précédant l’apparition des symptômes : elle est certaine après 10 jours d’hospitalisation et probable après 2 à 9 jours.

Des banques d'information
L’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) recense les cas déclarés en France et fait le bilan épidémiologique annuel.
Le réseau EWGLI (European Working Group for Legionella Infections) recense les cas survenus lors de voyages dans 36 pays d’Europe.