

Déclaration obligatoire
Depuis 1987, la déclaration de cas de légionellose est
obligatoire auprès de la DDASS du lieu de diagnostic. Chaque
cas fait l’objet d’une double déclaration : du
médecin et du biologiste (décret du 3 mai 1999).
La fiche (disponible à la DDASS) est complétée
sur témoignage du malade et recense les lieux qu’il a
fréquentés dans les 2 à 10 jours précédant
l’apparition des signes cliniques (domicile, travail, périmètre
géographique, hôtel, établissement hospitalier
ou thermal…).
Dès qu’un même lieu apparaît sur deux fiches
à moins de 6 mois d’intervalle, la DDASS alerte sur la
possibilité de cas groupés, ou de cas liés si
l’intervalle est supérieur à 6 mois.
Une banque de référence
Le Centre National de Référence des Legionella,
situé à Lyon, reçoit des prélèvements
(souche, sérum, urine) accompagnés d'informations cliniques
et environnementales, et les réunit dans une collection bactérienne
et une sérothèque. Il fournit des antigènes de
référence pour les analyses et compare les souches en
cas d’épidémie.
Spécial infections nosocomiales
Les Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN)
assurent la surveillance et la prévention de ces affections
dans les établissements de santé. Le diagnostic de légionellose
nosocomiale est lié à la durée d’hospitalisation
précédant l’apparition des symptômes : elle
est certaine après 10 jours d’hospitalisation et probable
après 2 à 9 jours.
Des banques d'information
L’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) recense les cas
déclarés en France et fait le bilan épidémiologique
annuel.
Le réseau EWGLI (European Working Group for Legionella
Infections) recense les cas survenus lors de voyages dans 36 pays
d’Europe.
 
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