Des cas fréquents
Les cas groupés de légionellose sont souvent associés à la contamination de tours aéroréfrigérantes. En France, plusieurs épidémies récentes mettent ces tours en cause : Paris, 1998 (20 cas, 4 décès) et 1999 (8 cas,1 décès) Ille-et-Vilaine, 2001 (22 cas, 4 décès) Hôpital de Meaux, juillet 2002 (22 cas, 2 décès) Hôpital de Sarlat, juillet 2002 (31 cas, 2 décès) Montpellier, 2003 (31 cas, 4 décès) Lens, 2003 (85 cas, 14 décès)
L’eau, l’air, le réseau
Dans les tours aéroréfrigérantes, les facteurs propices au développement de legionella sont : La stagnation de l’eau en certains points du réseau, et la contamination de l’eau d’appoint introduite dans le circuit La prise d’air pollué introduisant des nutriments ou de la flore microbienne L’utilisation de matériaux poreux (canalisations, parois), et la corrosion ou l’entartrage du réseau d'eau
Le risque de prolifération est localisé à la tour (circuit fermé), mais s’étend à l’ensemble du réseau (circuit ouvert).
Les risques du panache Les contacts trop violents entre air et eau L'absence ou la mauvaise qualité du pare-gouttelettes
peuvent contribuer à l’émission d’aérosols contaminés dans l’atmosphère.